Né à Petite île (Réunion) en 1956 dans une atmosphère bercée par les airs de musique populaire de la Réunion, Filip BARRET étudie la guitare classique, à Paris, de 1970 à 1980.
En revenant à l’île de la Réunion en 1981, il intègre l’orchestre de Luc DONAT, célèbre violoniste, jazzman et compositeur. Il restera 5 ans dans l'orchestre de ce musicien avec qui il s'initie au "séga". En 1983 Filip BARRET crée son propre orchestre. Ce sera sa première expérience de mariage du maloya traditionnel et du jazz. Il réalise en 1984 un premier album intitulé "Passeport", dans lequel il développe quelques conceptions en matière de mariage entre tradition et modernité. En 1987 il devient professeur de jazz au Conservatoire National de Région de la Réunion. 

Il édite alors plusieurs documents de pédagogie musicale, dont une K7 vidéo intitulée : "Konnokol, voyage à travers la rythmique de l'Inde du Sud". 

Avide d’échanges interculturels il travaille avec 8 musiciens indiens de Madras et produit le CD « Sea of rhythms » en 1992.

Il étudie le répertoire des chants traditionnels de la Réunion, s’initie au « bobre » (arc musical) et enregistre en 1997, à partir de cette mémoire, un CD en compagnie du contrebassiste Jean-Paul Céléa. 
Il peaufine son apprentissage et sa recherche dans la rencontre des différents styles musicaux de la zone Océan indien avec le jazz et crée, en 1992, le grand orchestre des Mascareignes.

En 2003, il séjourne pendant 10 mois au pays du flamenco où il rencontre des musiciens espagnols, cubains et argentins. Il enregistre alors un CD intitulé « De Mar de cristal a Esperanza » avec Jorge PARDO.

À son actif également, la création de son propre label « SACOK » et la réalisation d’une dizaine de disques.

« Titulaire du C.A de professeur de Musiques Actuelles Amplifiées, je mène de front depuis 20 ans une carrière de musicien et de pédagogue. Ouvert à toutes les esthétiques et multipliant les rencontres interdisciplinaires, j’ai développé à travers mes concerts et mes enregistrements un  jeu instrumental ouvert qui m’a permis de faire de nombreuses rencontres :  Didier Lockwood, Danyel Waro, Jean-Paul Céléa, Dominique Pifarely, Teddy Baptiste, François Jeanneau, l’ensemble vocal Solandra, Bernard Brancard, Jorge Pardo, Meddy Gerville, le Grand Orchestre des Mascareignes...

J’ai commencé à jouer de la basse par hasard : je devais remplacer le bassiste du groupe. J’ai réalisé rapidement que le bassiste occupe une place centrale dans le groupe dans la mesure où la basse est le lien entre le rythme, la mélodie et l’harmonie. Cette sensation d’être au centre de la musique m’a beaucoup plu et je pense que c’est cela qui m’a motivé pour travailler cet instrument. 
Dans mes compositions, je cherche toujours à mettre en avant mon amour pour la musique réunionnaise, et en particulier pour le maloya.
Que mon esprit soit préoccupé par des sonorités du jazz, de la musique classique, du rock, du funk ou du hip hop, c’est le maloya qui, en définitive, guide mes pas.

C’est en écoutant le bassiste américain Stanley Clarke que j’ai eu le désir de me mettre à la basse piccolo. C’est un instrument attachant qui me permet de jouer des mélodies un peu comme sur une guitare mais avec une technique de bassiste, ce qui me donne la possibilité de développer des timbres variés. Je peux aussi jouer des accords avec cette basse: c’est un instrument très complet que j’aime énormément.

La musique est un merveilleux moyen de communication. À travers mon travail de compositeur, j’ai le désir d’initier des rencontres : c’est la voie que j’ai choisie, pour une meilleure communication »
BIOGRAPHIE